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Héloïse , où il rend compte d’une excursion enValais . D’un point qui domine celui où je metrouvais, l’œil embrasse, m’a-t-on dit, un hori-zon beaucoup plus vaste, et cette seconde som-rmité pourrait susciter une concurrence fatale à lavogue du Rigi , si des rivalités locales ne s’oppo-saient pas à ce qu’on y bâtisse une auberge. Tou-tefois, je crois que la position plus centrale decette dernière montagne lui assurera toujours laprééminence.
Le Toggenbourg, qui s’étend à mes pieds, mefait souvenir de la ravissante ballade de Schiller,si pleine de sentiment et de naïveté : beaucoup demes lecteurs la connaissent sans doute, mais iln’en est pas ainsi, je pense, de l’anecdote sui-vante que je recommande à l’auteur de la Pievoleuse, du Chien de Montargis , etc. Un baronde ce pays-ci, jaloux comme on l’était au bonvieux temps, et qui allait, comme ses pareils,cherchant partout matière à d’odieux soupçons ,reconnut un jour, au doigt d’un beau page , l’an-neau nuptial de la baronne. Sur ce léger indice ,il se croit outragé, monte à la tourelle de la châ-telaine, et, sans vouloir rien entendre, il saisit lemalheureux objet de sa fureur jalouse, qu’il pré-cipite , sans autre forme de procès, par une fenêtre