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sur la plaine ondulée de la Suisse, depuis le lacde Constance jusqu’aux sommités de la Forêt-Noire , que sur les cantons montagneux de Clariset d’Appenzel. Le soleil, se couchant au milieudes nuages floconneux, éclairait partiellement lacontrée de la manière la plus piquante ; des îlesde lumières se détachaient çà et là, du sein desombres; les lacs , dont l’azur foncé contrastait,en quelques endroits, avec la verdure qui les en-cadrait, brillaient plus loin comme des miroirséblouissans; les neiges du Sentis étaient revêtuesd’une teinte rosée, tandis que les rochers nus quisurplombent au-dessus du lac de Wallenstadt of-fraient de ces tons chauds qu'on retrouve pour-tant quelquefois en Suisse . Sur les deux rives decelui de Zurich , de nombreux clochers s’élevaientdu milieu des arbres, et le fer-blanc qui recouvreleurs flèches légères étincelait aux derniers feuxdu jour. Après une marche fatigante, je savourais,en égarant ma vue sur le paysage, la douceurd’un repos acheté, et ce bien-être, tout à la foisphvsique et moral, que l’on éprouve quand oiia atteint une certaine hauteur, à laquelle le jeudes poumons semble plus libre, et l’action vitaleplus facile. J.-J. Rousseau a très bien décrit cettesensation, dans une des lettres de ia Nouvellè