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ne m’intéressent plus, et je vois avec orgueil l’im-pétuosité française , la furia francese, triompherdes avides et insolens stipendiaires du duc de Mi-lan . Cependant, après que leurs guerres ont cesséd’être nationales, ils offrent néanmoins toujoursà notre admiration leur intrépidité accoutumée,ainsi que cette inébranlable fidélité à leurs enga-gemens qu’il est si beau de conserver dans les cir-constances critiques, et dont ils ont donné, à lafin du siècle dernier, un exemple qui doit vivre àjamais dans la mémoire des hommes. La sanglantejournée du dix août, non moins célèbre que sessœurs aînées , n’a point à craindre de se voir dé-savouée par elles : « Il est, a dit Montaigne , desdéfaites glorieuses à l’envi des plus belles victoires. »
Dans les temps modernes, les rives du lac d’É-geri ont de nouveau été illustrées par la belle dé-fense des républicains des petits cantons contreleurs frères et amis les républicains français . Lespremiers étaient commandés encore par un Reding,digne rejeton d’une race généreuse qui s’est dis-tinguée en temps de paix comme en temps deguerre *. La courte harangue qu’il fit à ses soldats
i. Ce fut aussi un Reding qui, dans la guerre d'Espagne ,gagna la bataille après laquelle le général Dupont se vit forcéde conclure la fameuse capitulation deBaylen.