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Jfe Uifii.
ïvIssez d’autres ont décrit le Rigi et son admirablevue par un beau temps ; le tableau de ce qu’il estpar la pluie aura du moins le piquant de la nou-veauté. Si l’on a alors , comme moi, la patiencede s’y arrêter pendant quelques jours, il offre,faute de mieux, un panorama moral qui n’est passans intérêt. N’est-il pas en effet curieux d’y voirse succéder, à chaque instant, de nouveaux vi-sages sur lesquels le désappointement se peintdans toutes ses phases, d’étudier les symptômesdivers de ce mal si commun qu’on nomme l’en-nui , et d’en suivre les progrès sur les muscles fa-ciaux d’une multitude d’honnêtes personnes , quine se doutent pas qu’elles servent de sujet à vosobservations morales et physiologiques?
Quand j’arrivai sur le Rigi-kulm, (sommet dulligi) harassé d’une marche de cinq heures faitepar une chaleur étouffante , quelques nuages ,