J'ai observé, sur la façade d’une des plus bellesmaisons d’Arth , une danse des morts , imitationgrossière de celle qui existait à Bâle . Cette allégo-rie se compose, ainsi que tout le monde sait,d’une file de couples, dans chacun desquels lamort figure comme partner obligé : tandis que,prenant les postures les plus grotesques, elle raclesur son violon , ou souffle dans son hautbois ; desindividus, de tout sexe, de tout âge , de tout ranget de toute profession , dansent, mal gré qu’ils enaient, au son de sa lugubre musique. Parmi cettefoule de danseurs à contre-cœur, l’artiste a eul’idée de se représenter lui-même au moment où,peignant ce triste bal auquel nous sommes tous nésinvités , il se voit forcé à son tour d’entrer endanse; cet «à propos m’a semblé plaisant et original.
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