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lance, du long bâton des Alpes ; d'autres s'enve-loppant dans leurs manteaux de taffetas gommé,et soufflant dans leurs doigts d’un air piteux. Unvent d’ouragan s’engouffrait dans les plis de cesvêtemens de circonstance, torturait les chapeauxsur la tète des dames, portait le désordre dans la sa-vante symétriedespapillottes, faisait pleurer les plusbeaux yeux dumondeet rougissait, indistinctement,les nez, jeunes ou vieux. On se hâtait de s’extasier,en grelottant, devant un coin du paysage, qui bril-lait un instant, au travers des trouées du brouil-lard , puis disparaissait comme un songe. Alorsles figures, pour un moment raccourcies , se ral-longeaient de nouveau. Ce spectacle-là ne valaitpas celui qu’on perdait, mais, à coup sûr, il étaitplus gai; car tous ces enthousiasmes, à moitié ge-lés, avaient une expression des plus comiques.Assaillis par la bourrasque et par la pluie , il nousfallait retourner dans la maudite salle enfumée, àmoins qu’on ne préférât aller se claquemurer soli-tairement dans d’étroits taudis, sans feu, et où iln’y avait, entre les deux lits et la porte, que laplace tout juste nécessaire pour une petite table etdeux chaises. C’était, alors qu’il faisait bon voirl’ennui aux prises avec ses victimes, et chacun,selon ses goûts et son caractère, luttant contre