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bélisque qu’on le trouva, une fois , gisant en mor-ceaux au pied de son socle. L’abbé avait fait desdémarches, auprès des magistrats d’Uri, pour enobtenir l’autorisation de réaliser son projet sur laprairie du Gruttli; il essuya un refus. La réponsenoble et judicieuse de ces républicains mérited’être rapportée; la voici : « Tant que les Suisses « demeureront libres, et se sentiront fiers de leur« liberté, un pareil monument sera sans objet ,« et si jamais ces généreux senlimens de patrio-« lisme venaient à s’éteindre chez leurs descen-« dans, il serait encore aussi inutile aux confédé-« rés que le furent, aux Romains asservis, les« trophées élevés dans les jours glorieux de la ré-« publique. »
L’empereur Rodolphe de Habsbourg avait faitbâtir, près du village deMeggen, dans le voisi-nage de Lucerne , un château, auquel il donnale nom de Neu-Habsbourg, et qui fut, pendantplusieurs années sa résidence d’été. L’emplace-ment que mes bateliers m’ont montré, en était fortbien choisi ; il dominait toute cette partie du lac,et était entouré de forêts pleines de gibier; l’em-pereur qui s’y plaisait beaucoup, s’était fait aimerdans le pays, et les chroniqueurs nous ont con-servé de lui un trait qui est bien dans l’esprit du