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Premier volume.
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Correspondance, si ce n’était la crainte que j’ai quevous ne revinssiez plus à mon livre. L’histoire estassez longue et je ne la saurais citer, mais, pourvous dédommager un peu, voici le récit, fait parCourrier , de son entrevue sur le lac avec les dames

de Lucerne : «.Je crois même qu’il n’y a

« dans tout le pays personne qui sache nager;n moi qui n’ai pas d’autre plaisir, je m’en donne« du matin au soir. J’avais donc défait ma toi-« lette. Un bouquet d’arbres, une espèce de li-« sière de taillis le long du rivage, m’empêcha de« voir quelques barques qui venaient côte à côte« prendre terre 011 j’étais et qui, survenant tout« à coup, me mirent au milieu de vingt femmes,« dans le costume d’Adam avant le péché. Ce fut,« je vous assure, une scène, non pas une scène« muette, mais des éclats de rire : je n’ouïs jamais« rien de pareil; les échos s’en mêlant redou-« blèrent le vacarme. Ces dames se sauvèrent où« elles purent, et moi je m’enfuis sous les ondes,« comme les grenouilles de Lafontaine. Je fus« prier les nymphes de me cacher dans leurs« grottes profondes, mais en vain; il me fallut« bientôt remettre le nez hors de l’eau. Bref, les« Lucernoises me connaissent, et c’est peut-être« ce qui m’empêche de leur faire ma cour. »