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Premier volume.
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à croire calomnieux, c’est seulement pour mon-trer qu’alors, comme aujourd’hui, les partis n’é-taient que trop enclins à accréditer, les uns contreles autres, les imputations les plus odieuses quitrouvaient les passions et les haines politiquestoujours prêtes à les accueillir. Sur ce cliapitre-làles pâtres suisses n’étaient nullement en reste vis-à-vis de leurs ennemis, et, en lisant les témoignagesdes contemporains, il est aisé de s’apercevoir que,

« pour être héros, on n’en est pas moins homme.»

Maintenant quelques mots pour ceux qui pré-fèrent les souvenirs littéraires aux souvenirs his-toriques : Un de nos premiers écrivains, Paul-Louis Courrier, a fait, en 1809, un séjour dedeux mois sur les rives du lac de Lucerne , iciprès. « Ses bords, dit-il, n’ont pas un rocher où« je n’aie grimpé pour chercher quelque point de« vue, pas un bois qui ne m’ait donné de l’ombre,« pas un écho que je n’aie fait jaser mille fois ,<f c’est ma seule conversation. » Ce fut dans unede ces courses, au pied des tours ruinées de Neu-Habsbourg, qu’il fit un jour la rencontre d’unejeune et jolie Lucernoise, cueillant des pois dansun champ , rencontre à laquelle nous devons unedes meilleures de ses excellentes lettres. Je vousrenverrais bien , ami lecteur, à la page 264 de sa