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Premier volume.
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Tout ce que j’en sais, c’est qu’il a usurpé la placede l’aigle de l’empire qui, lui-même , avait priscelle du moine encapuchonné , dernier indice dela domination des abbés de Murbach ,

Ce que Lucerne renferme de plus digne de l’at-tention des étrangers, c’est le monument qui a étéélevé , par souscription , à la mémoire des Suisses massacrés le 10 août, et dont la première penséeappartient au colonel Pfyffer d’Allishof, l’un deceux qui ont eu le bonheur d’échapper à cette bou-cherie. Il n’est rien de plus simple à la fois et deplus poétique que cette pensée, qui a été saisie etrendue, par Thûrwaldsen, avec tout le succèsqu’on devait attendre d’un aussi grand artiste.C’est un lion percé d’une lance qui expire, en cou-vrant , de son corps, un bouclier fleurdelisé qu’il nepeut plus défendre. Je m’attendais, sans trop m’ex-pliquer pourquoi, à quelque chose de petit, demesquin, mais je me suis senti saisi d’admiration,d’attendrissement et de respect, en contemplantcette œuvre du génie ; la tête du lion mourant estd’utl caractère sublime. Il est couché dans unegrotte peu profonde, creusée dans un pan de ro-cher absolument vertical; le tronçon de la lancequi l’a percé, est resté enfoncé dans son flanc, ilétend sa griffe redoutable, comme pour repousser