gures de la plupart d’enlr’eux est d’une beautéqui ne le cède en rien au fini de l’exécution. Onvante beaucoup les vitraux de l’abbaye de Ralhansprès d’ici, qui sont, dit-on, supérieurs à tout cequ’on voit en Suisse dans ce genre; je n’ai pum’en assurer par moi-mèine.
Sur l’un de ceux de l’arsenal, j’ai vu une figuregigantesque représentant un homme tout barbu ,vêtu très légèrement d’une ceinture de feuillage,armé d’une massue et servant de support à l’écus-son de la ville. Voici ce qu’on m’en a raconté : IIy a bien, bien long-temps que des bûcherons décou-vrirent, sous les racines d’un très vieux chêne, desossemens d’une dimension extraordinaire , et l’onne manqua pas de dire, dans le pays, qu’ils avaientappartenu à un être de notre espèce, à l’un de cesgéants antidiluviens, dont parle l’Ecriture . Un cé-lèbre médecin de Bâle , auquel on les envoya, ac-crédita celte opinion populaire qui ne trouva pointde contradicteurs, jusqu’au moment où les progrèsde l’anatomie comparée permirent de reconnaîtrel’erreur. L’existence du YVildmann ou homme sau-vage est encore, pour les paxsans, un fait hors dedoute. Comment cet être fantastique est-il parve-nu à se glisser dans la charge officielle qu’il occupeaujourd’hui? c’est là ce qu’on n'a pu m’apprendre,