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Premier volume.
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sévèrement relevée par quelques connaisseurs poin-tilleux, auxquels je ne pense pas qu’on doive en-vier le triste honneur d’avoir, les premiers, signaléune tache aussi légère dans un pareil chef-d’œuvre.Il est des gens doués d’un malheureux sang-froid!le génie ne peut les émouvoir, il les trouve inexo-rables. Si j’osais bazarder une critique, elle porte-rait sur la crinière du lion qui ne me paraît pas suf-fisamment hérissée, horrida ; elle est trop arrangée,trop bouclée. Je la voudrais massée à la manièrede la chevelure du gladiateur mourant.

L’inauguration de ce monument, national, quoiqu’on en dise aujourd’hui, a eu lieu le 10 août1821. L’affluence des étrangers et des Suisses futtelle, en cette occasion, que, les auberges et lesmaisons particulières regorgeant de monde , onvit des voyageurs sans asile errer dans la ville, àl’entrée de la nuit, implorant l’hospitalité des ha-bitans et s’installant pour ainsi dire, de vive forcesur les escaliers et dans les vestibules des maisonsoù ils étaient parvenus à se glisser; une pensionde jeunes personnes qui se trouva dans ce piteuxcas, amusa beaucoup les mauvais plaisans de Lu-cerne . Au moment où l’on enleva, devant cettefoule innombrable de spectateurs, la toile qui cou-vrait l’échafaudage, deux pigeons qui, pendant