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les travaux, y avaient élu domicile, s'envolèrenteffrayés, et revinrent peu après reprendre posses-sion de leur gîte, d’où l’on a eu le bon esprit dene pas les cliasser. Trompé par les proportions co-lossales du lion , je les ai pris pour des .moineaux,bien que je les visse de très près, et je n’ai pas étéseul dupe de cette illusion d’optique.
L’hôtel-de-ville vaut la peine d’être vu; lessalles spacieuses, et point trop éclairées, en sontlambrissées en chêne; les plafonds à comparlimenssont du même bois et travaillés comme la pièced’ébénisterie la plus soignée. Ce genre d’ornemens,grave et simple, convient parfaitement à la desti-nation de l’édifice. Dans l’une des salles, j’ai re-marqué un tableau historique dont le sujet a del’intérêt. Les Autrichiens, déjà chassés de Lucerne ,tentèrent de surprendre la ville, au moyen d’unstratagème concerté avec quelques-uns des liabi-tans, qu’ils avaient mis dans leurs intérêts. Lesconjurés s’étaient réunis pour la dernière fois, afinde régler les mesures définitives qui devaient as-surer le succès de leur plan ; ils allaient se sépareraprès avoir arrêté le jour de l’exécution, lorsqu’ilss’aperçurent de la présence d’un enfant qui, setrouvant là par hazard, avait tout entendu. Quel-ques-uns d’entr'eux furent d’avis de le tuer,I. i3