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Premier volume.
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guerre qui se d< chaînèrent sur ce malheureux pe-itit pays.

On aime à rencontrer, dans le récit de ces jour-nées de deuil et de sang, quelques-uns de cestraits qui consolent le cœur et le réconcilient avecl’espèce humaine; en voici un de ce genre. Pen-dant le sac de Stanlz, un soldat, emporté par l’ar-deur du meurtre et du pillage, pénètre dans unemaison isolée, pour s’assurer s’il n’y reste plus rienà tuer ou à prendre. Il voit, en entrant, une jeunefemme et son mari étendus, sans vie, au pied duberceau d’un enfant qui dormait paisiblement àcôté de ses parens égorgés. A ce déchirant spec-tacle, le soldat est ému; il saisit l’enfant dans sesbras tout sanglans, et s’écrie : « Pauvre abandon-né! je te servirai de père! » Il tint parole; on levit revenir à Lucerne, et en repartir pour la France ,portant, sur son sac, cet orphelin qu’il avait adoptéet qu’il soignait comme une nourrice.

La dévastation , à laquelle ce canton fut alorsen proie, servit également à développer le géniebienfaisant d’un ami de l’humanité, du célèbrePestalozzi , qui recueillit environ une centained’enfans que la mort ou la ruine de leurs parensavait laissés sans aucune ressource, et fit sur eu.\