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Premier volume.
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le premier essai de son mode d’éducation. La villelui avait cédé, pour cet objet, la jouissance d’unédifice public, c’est-à-dire, des quatre murs et dutoit. C’est là qu’il réalisa un miracle de charité , etqu’à l’aide de son actif dévoûment, de son espritd’ordre et d’économie, il parvint à entretenir et àélever ces orphelins devenus ses enfans ; la bien-faisance publique seconda ses efforts ; des dons luiparvinrent de toutes les parties de la Suisse , maisl’arrivée des Russes , refoulés par les armes victo-rieuses des Français , le contraignit bientôt de s’é-loigner lui et sa nombreuse famille adoptive , pourchercher un lieu où il pût en paix faire le bien.Le canton de Berne lui accorda généreusement unasile dans le village de Berthoud , qu’il a habitéjusqu’à l’époque de son établissement à Yverdun.

Je tiens d’un spirituel vieillard qui a eu le bon-heur de mourir tout jeune à quatre-vingt-quatreans, de M. de Boustetten, des détails curieux surle système , ou pour mieux dire , sur l absence detout système qu’offrait l’institut de Pestalozzi . « Ce« n’étaient, me disait-il, qu’essais et lâtonnemens« continuels ; nous étions fort liés , j’allais souvent« passer quelques jours chez lui, et, à chaque« nouvelle visite, je trouvais son établissement« régi par une méthode nouvelle, différant quel-