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saison, et qu’ils sont occasionés par les'longuespluies de l’automne et parla fonte des neiges. Au-trefois le transit était fort actif sur cette route, etneuf mille bêtes de somme y étaient employées;mais l’ouverture récente des routes du Bernardinet duSplughen a dû ralentir ce grand mouvementen multipliant les communications entre l’Alle-magne et la Haute-Italie.
Ce canton-ci n’a guère d’autres ressources; iln’en est peut-être pas, en Suisse , qui possèdemoins de terrain susceptible de culture, et lesmontagnes y sont trop abruptes, trop dépouilléespour y offrir des pâturages alpestres bien étendusou bien abondans. Sur une surface de vingt-quatre milles géographiques, il ne nourrit, jecrois, que dix mille têtes de bétail d’une petiteespèce, mais qui fournit un fromage très recher-ché des gourmets italiens. J’ai entendu dire, parun homme du pays, qu’une bonne vache donnait,dans son été, deux quintaux de ce fromage, puisun demi-quintal de fromage moins gras qui seconsomme sur place. On reconnaît encore ici lestraces de la guerre qui a ravagé ces pauvres val-lées.Russes, Français , Autrichiens, ont tour à tourdévoré les faibles ressources de ces montagnards