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en argent, tandis que les plats et les assiettesétaient debois.Cela me fait penser auneépigrammeadressée à je ne sais quel empereur romain qui pbr-tail fort loin la recherche sur cet article
Je cheminais par un sentier pierreux qui tra-versait d’excellens prés appartenant à l’antique ab-baye de Dissentis. Cette abbaye a joué jadis unrôle important dans l’histoire du pays ; ruinée parla guerre, «à la fin du dernier siècle, ravagée parun incendie vers cette même époque, c’est à peinesi elle a pu se relever de ces désastres successifs.Ün faisait dans ce moment les foins , s et quelquesreligieux, aidés des jeunes novices, s’amusaient àfaner par une belle soirée, faisant, par passe-temps, ce que leurs devanciers avaient dû faire dixsiècles auparavant par nécessité. L’abbé, qui sepromenait au milieu d’eux, avait plutôt l’air decalculer le nombre et la valeur de ses chars defoin que de réfléchir sur ce rapprochement. L’ab-baye possède une belle bibliothèque riche en ma-nuscrits curieux, et parmi les pieux cénobites ils’en est trouvé plusieurs qui ont su utiliser ces
i. Elle finit ainsi : « Bibis auro ; carius ergo c.... Boileaua dit avec raison :
et Le latin, dans les mots, brave l'honnêteté. »