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Premier volume.
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porte les planches en Italie. On ne parle que l’al-lemand dans cette haute vallée; et ses habitansdescendent de ces colonies de Souabes que l’em-pereur Frédéric I er transporta ici pour défendrele passage important du Splughen. Ce passageétait déjà connu au temps des Romains qui yavaient ouvert une route militaire, après la con-quête de la Rhétie faite par Drusus et Tibère . Onmontre encore aux curieux la trace des roues deschars antiques creusée dans le roc vif.

En parcourant cette auberge qui a l’air d’unmonde, et où se trouvent sept vastes chambres gar-nies de poêles énormes, et qui pendant l’hiver sontsouvent toutespleines, je tombai, par hazard,surlabibliothèque de minehost qui consistait en quelquesvolumes allemands et italiens gisant sur une table,avec des almanachs de l’an passé. Je fus agréable-ment surpris, en en faisant l’inventaire, de mettrela main sur les Grâces de Wiéland. Cette char-mante production de celui des auteurs allemandsqui, par son imagination riante et féconde, ainsique par le tour fin et ingénieux de son esprit, serapproche le plus de nos écrivains français , m’afait passer rapidement l’heure que j’ai employée àla relire. C’est mal à propos, selon moi, qu’on acomparé Wiéland à Voltaire , auquel il ne res-I. 22