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Premier volume.
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gueux-; le reste appartient, en toute propriété et àtitre d’héritage, aux enfans du défunt. On voit, d’a-près ce qui pi-écède, qu’il n’y a pas un bon bourgeoisdelà rue Saint-Denis, ennemi juré des droits féo-daux , qui ne place tous les joui-s ses fonds à un tauxplus usuraire. Mais de ces droits ont dû découler,à cette époque de désordres, une foule d’abusdont je suis loin de me constituer le défenseur : ilest arrivé, plus d’une fois, que le châtelain ayantdu monde à diner, a exigé vingt-quatre poulets,quand il ne lui en revenait qu’une douzaine, et levassal a dû les donner , sous peine de se voir con-fisquer toute sa volaille; ainsi du reste. Il n’avaitaucun recours contre l’arbitraire, et, dans toutesles contestations élevées enti-e lui et son seigneur ,ce dernier était toujours juge et partie. Vainementobjecterait-on que l’intérêt de ce dernier l’empê-chait de ruiner son vassal, celui-ci n’en était pasmoins à la merci d’un maître qui, avide et dissi-pateur, n’avait pour bornes dans ses exactions quela crainte de pousser son vassal au désespoir et dese priver par là du fruit de ses sueurs. Quand unhomme peut tout ce qu’il veut, il est rare qu’il neveuille pas souvent tout ce qu’il peut, et j’ai peineà croire que la puissance du sabre ait jamais étéassez paternelle pour mériter nos regrets. En ad-