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tivent, et il s’engage à les protéger contre les dé-prédations de ses voisins armés. A proprementparler, il n’est point encore question ici de droitsféodaux; il n’existe pas, en effet, entre le seigneuret les paysans de pacte volontaire. Mais des colonsétrangers, de nouveaux ménages, veulent fonderun établissement dans la partie de ses terres qu’ils’est réservée ; il leur alloue, à cet effet, une cer-taine portion de prés, de terres arables; ils y bâ-tissent leur maison, leurs écuries dont il leur per-met de prendre les matériaux dans ses forêts; illeur fournit gratis la charrue, le chariot, unepaire de bœufs attelés, les semences, enfin toutce dont ils ont besoin pour défricher et mettre enrapport leur terrain. Il donne la première vachede l’étable, une truie avec sa portée, un coq etdes poules, puis quelques objets de première né-cessité, tels qu’une hache, une échelle;et le vassal,qu’il ne faut pas confondre avec le serf, s’engage,en retour, à faire des charrois et divers autrestravaux pour le compte du seigneur, et à lui payerannuellement une certaine redevance en blé ,chanvre, poules et œufs. Quand le chef de famillevient à mourir, le meilleur habillement des coffres ,la meilleure tête de bétail de la basse-cour et lemeilleur ustensile du ménage sont acquis au sei-