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sez militaire, n’ont pu, malgré le zèle de leursinstructeurs et leur bonne volonté, acquérir en-core une grande précision dans leurs mouvemens,depuis trois semaines environ qu’ils sont réunissous les drapeaux. Je crains fort, en outre, que cequ’ils ont appris dans ce court espace de temps,ils ne tardent guère à l’oublier lorsque, rentrésdans leurs foyers, ils ne feront plus l’exercice quele dimanche, et cela languissamment, sans êtresoutenus par une utile émulation. On se demandece que pourraient ces soldats improvisés contredes troupes de ligne rompues à toutes les manœu-vres, assujélies à une stricte discipline et tirantquatre coups par minute. Quelqu’un l'a dit avecvérité, la guerre de partisans est la seule quepuissent faire avec avantage ces montagnards; lanature de leur pays, leurs habitudes, leur carac-tère, tout les y servirait merveilleusement. Ilssont courageux , actifs, infatigables; ils atteignent,pour la plupart, iT une distance de deux cents pas,un but de la largeur delà main; et, s ils agissaientde concert, animés de l’amour de leur indépen-dance et combattant en tirailleurs dans le laby-rinthe de leurs montagnes et de leurs défilés, ilsrenouvelleraient les prodiges delà Suisse antique.
L’histoire de ce pays-ci prouve , qu’en fait d’hé-