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Premier volume.
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roïsme, les Grisons ne sont pas restés en arrièredes habilans des petits cantons. A l’époque de leurpremière tentative d’afl'ranchissement, ils atta-quèrent la Malserhaïde, poste important défendupar les Autrichiens fort supérieurs en nombre. Al’instant où, après des efforts inouïs, ils étaientsur le point de franchir les palissades, Fontana,leur chef, tombe frappé d’un coup mortel ; il serelève aussitôt, soutenant d’une main ses en-trailles qui s’échappent, et combattant en hérosde l’autre, tandis qu’il anime ses compatriotesj)ar ces généreuses paroles : « Courage, confédé-« rés ! ne songez pas à moi ; ce n'est qu’un homme« de moins. Mais souvenez-vous qu’aujourd’hui« c’est la liberté de la patrie que vous défendez;« si vous pliez, vos femmes et vos enfans sont à« jamais esclaves. » A ces mots, il expire, lais-sant à ses soldats sa mort à venger et son exempleà suivre. La Malserhaïde fut emportée, cinq milleAutrichiens y périrent, et les Grisons ne perdirentque deux cents hommes dans cette affaire mémo-rable.

ifu milieu du i5 = siècle, dans un temps où laSuisse était déjà livrée à toutes les fureurs des dis-cordes intestines, et où les exemples de l’anciennefoi helvétique étaient aussi peu appréciés que peu