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« particolari ed un medesimo cantons, anzi Tin« uomo medesimo ha donari dall’ una e d’all’altra« coron a. >>
Il est juste d’observer que cette vénalité depuislong-temps n’existe plus et ne saurait exister denos jours, mais les habitudes d’intrigue sont tou-jours les mêmes, et l’on pourrait ajouter que le ca-ractère remuant des habitans se complaît danscelte lutte des partis qui, par un heureux chan-gement survenu dans les moeurs , ne fait plus au-jourd’hui couler le sang 1 . Je crois avoir dit qu’icitoutes les charges publiques sont électives ; depuisla plus haute dignité du pays, jusqu’aux plushumbles fonctions municipales, tout est conféré
i. Pompée de Planta , accusé de trahir les intérêts du payset de la communion réformée, en faveur des catholiques,est condamné à mort par le tribunal de Tusis ; il était absent,et George Jenatz , son ennemi personnel, s’offre pour exé-cuter la sentence. Il se rend au château du condamné, en-fonce la porte, et, saisissant le malheureux Planta, il leterrasse, et lui abat la tête d'un coup de hache. Sa fille Lu-crèce , témoin de ce meurtre, jura d’en tirer vengeance.Plusieurs années après , apprenant que le bourreau de sonpère était au bal, dans une auberge de Coire , elle le fait de-mander , et, au moment où il paraît dans la rue, elle le ren-verse sans vie à ses pieds, d’un coup de cette même hacheteinte encore du sang de son père.