Band 
Premier volume.
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370
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« marquer qu’il ne s’y rencontre pas deux per-« sonnes entre lesquelles on puisse dire, avec ve-rt rite, qu’il y ait sincère amitié. Celui qui voit« son compagnon enrichi de l’argent de France ,« fait naître occasion de trouble, pour se faire« rechercher de l’Autriche . Delà se font plusieurs« bonnes maisons. Cependant le public demeure« en une extrême pauvreté ; le trésor de la répu-« blique étant si petit, qu’à peine y a-t-il de quoi« pour envoyer des messagers à pied par les com-« munes, lesquelles se laissent aisément conduire,« sans autre mouvement que celui qui leur est« donné par la fantaisie de ceux qui sont les plusa puissans.... Bien que l’argent domine ici puis-» sammenl, encore se rencontre-t-il de grandes« difficultés en la distribution d’icelui : donner à« quelques-uns seulement, c’est cabrer les autres,« et les jeter dans le parti contraire; donner à« tous, c’est n’obliger personne ; ne donner rien,« c’est désobliger tout le monde'». Le cardinalBentivoglio confirme ce témoignagedans seslettres.« Da tutte le parti ricevon danari; a tutti si ven-n dono; vi son le pensioni pubbliche, vi son le

i. Mémoires du duc de Rohan envoyé dans le pays à l’oc-casion de la guerre de la Valteline.