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ne tient ensemble, dit-on, qu’au moyen d’uneseule cheville cachée à tous les regards et qui n’estconnue que d’un seid landamman en charge.Dans le cas où il y aurait émeute, au sein de l’as-semblée , ou tentative de révolution, ce magistratpeut, en un clin d’œil, faire tomber le toit sur lesfactieux et les prendre tous, comme dans une sou-ricière. Autre propos de table d’hôte : un de cesmessieurs, en parlant des difficultés que la cons-truction de la route nouvelle avait éprouvées de lapart des gens du pays, nous dit que les voituriers,ne voulant pas transiger sur leurs droits, qui nedépassent pas, pour chacun d’entr’eux, les limitesde sa commune, chargeaient et déchargeaient jus-qu’à vingt fois les marchandises pour leur faireparcourir un trajet de quelques lieues. On a vusouvent deux ou trois voituriers , égaux en droits,se disputer un seul article, qui finissait pourtantpar être chargé sur le traîneau d’un seul des troiscompétiteurs, alors les deux autres partaient à videet l’escortaient pour être en mesure de réclamerleur part du prix de transport.
Un voyageur du nord de l’Allemagne nous ra-conta, encore tout scandalisé, qu’il avait été té-moin d’une rixe entre les voituriers de Tusis etceux de la vallée de Schams. On avait joué du bà-