ton et il avait entendu les combattons s’écrier :« Que M. le landamman s’en aille à tous les dia-
« blés_ nous nous moquons (le terme était plus
« énergique) de l’arrêté sur le transit, et de toutn ce que fait le grand-conseil.... c’est nous qui« sommes les maîtres ici, et le gouvernement n’an rien à nous prescrire.... »
La population de cette petite ville, dans laquellele commerce de transit répand beaucoup d’aisance,est gaie et aime le plaisir ; tout est pour elle occa-sion de fête et de réunion. Les banquets reviennentfréquemment,etle ton cérémonieux quiy règne, audébut, est loin de f«m:e présumer la gaîté bruyantequi en signale la fin^)n commence à porter la santédes innombrables titulaires des charges publiques;la réserve et la contrainte en diminuent d’au-tant, et ces libations multipliées à l’infini, sur lesplus légers prétextes, achèvent de bannir toutegêne; l’égalité la plus parfaite règne alors parmiles convives, et la fusion des partis s’opère mo-mentanément sous l’influence des vins de la Val-teline. Le fougueux novateur, le rétrograde par-tisan des privilèges, le juste-milieu conciliant (ily a de tout cela ici) se rapprochent et trinquentcordialement ensemble. L’hiver ramène les partiesde traineau^qui sont le divertissement populaire