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les voit renoncer à leurs projets de vengeance etredevenir amis. Un baron de Rhesuns , condamnéà mort parles paysans, dont il avait trahi la cause,demanda et obtint, avant que d’aller au supplice,la faveur de manger avec ses juges. Son fidèle ser-viteur tira habilement parti de cette circonstancepour lui sauver la vie. Walter-Scott , dans un deses romans, fait mention d’un usage tout-à-faitsemblable qui existait encore, à l’époque des croi-sades, parmi les montagnards du pays de Galles.Il me semble, en outre, que l’on retrouve quelquechose de pareil dans les mœurs des Orientaux. Celase rattache évidemment à cet inviolable respectqu’on avait dans les temps antiques pour les saintsdroits de l’hospitalité.
Il existe, dans la Haute-Engadine , une autrecoutume touchante et éminemment poétique :quand un homme a été incarcéré sur d’injustessoupçons, et que son innocence est reconnue, sesconcitoyens viennent, en grande pompe, le rendreà la liberté , et, au moment où il franchit le seuilde la prison, une jeune fille lui présente une rose.
J’ai observé que toutes les boutiques de Coire sont garnies d’auvens en fer battu, qui se fermentintérieurement, et sont assez solides pour résisterquelques momens aux efforts d’un premier choc.