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engraisser, puis les expédie pour la Lombardie etle nord de l’Italie , où les amateurs s’en régalent àdeux sous et demi la livre. Cette industrie n’estpas nouvelle, et aura sans doute été importée ,dans ce pays, par les Romains. Varron nous ap-prend, en effet, que, de son temps, un parc à li-maçons était encore d’un assez, bon revenu.
La vallée du Prettigau se recommande au voya-geur par quelque chose de mieux; c’est bien à seshabitans qu’on peut faire l’application particu-lière de ce qu’Horace a dit en général des peu-plades de la Rhétie : « De ces hommes qui se dé-vouaient à mourir libres ' . » Les pâtres du Pret-tigau , s’unissant aux districts de Davoz, de Mayen-feld, etc., formèrent, en i436, la ligue des dixdroitures, la troisième et dernière de la confédé-ration rhétique. Deux siècles environ après, lesprinces de la maison d’Autriche tentèrent la voiedes armes, pour incorporer cette vallée au Tyrol.Une première irruption, connue, je crois, sous lenom de guerre aux poules , par suite de la menacefanfaronne qu’avaient faite les assaillans de n’enpas laisser une en vie dans le pays , fut repousséehonteusement par les paysans. Plus tard, le géné-
i. « Devota morti liberæ pectora. »