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le monticule qui, au dire des ingénieurs et desvoyageurs vérsés dans cette matière, empêcheseul le Rhin de prendre son cours par le lac deWallenstadt , où la pente du terrain semble devoirl’attirer, au lieu de tourner à droite pour aller sejeter dans celui de Constance. Lors des grandesinondations de 1816, le fleuve débordé arrivajusqu’à un quart de lieue de Sargans , et l’on crai-gnit sérieusement qu’il ne reprit son cours primi-tif. Je ne suis pas à même de décider à quel pointces craintes étaient fondées, mais j’ai remarqué quecette portion de la vallée est exposée, par l’exhaus-sement progressif du lit du Ilhin, à des inon-dations presque continuelles; ce n’est qu’un im-mense marais, obstrué de roseaux et de plantesaquatiques, et les parties, habituellement au-dessus du niveau des eaux, n’olfrent que des pâ-turages maigres ou de mauvaise qualité. Sargans n’est plus aujourd’hui qu’un bourg, dont l’aspectpauvre et délabré est tout-à-fait en harmonie avec-la stérilité de ses environs. Jadis l’illustre et puis-sante famille des comtes de Sargans donnait àcette petite ville une importance dont elle est dé-chue depuis long-temps. Ce petit pays était, avantla révolution, sujet du canton de Glarus ; unetour, débris vénérable de l’antique manoir sei-