Band 
Premier volume.
Seite
391
JPEG-Download
 

gneurial, reste seule comine monument d’une gran-tleur qui n’est plus.

J’étais descendu pour demander le compte, quime fut remis par la maîtresse de la maison , petitevieille dont l’aspect et le costume fortement carac-térisés me frappèrent ; il me sembla voir s’animerun de ces anciens tableaux d’intérieur de l’écoleflamande. Cette bonne femme sortant de sa cui-sine d’un air leste , avec son petit bonnet bienblanc , plissé avec soin et collant sur le front, soncorset baleiné, son ample jupon, sa croix d’ord’un travail antique et son livre de prières, garnide fermoirs en argent, eût pu poser pour le pen-dant du portrait d’Erasme. Sa physionomie dis-tinguée, ses traits fins, ses yeux perçans et spiri-tuels n’auraient pas été indignes de l’habile pin-ceau de Holbein ; c’est dans des occasions pareillesqu’un voyageur regrette de ne pas savoir manierle crayon.

On trouve, dans les documens relatifs à l’his-toire de ce pays au i4 e et i5' siècles, des piècesd'un genre singulier, qui, il me semble, ne serencontrent pas ailleurs; elles portent le nomd’«r-phèdcs, dont je ne suis pas en état d’indiquer l’é-tymologie. Ce sont des déclarations , faites enprésence du seigneur haut-justicier ou de son dé-