Band 
Premier volume.
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de M. Simond , qui contient, en outre, nombrede particularités intéressantes. Je me bornerai aciter la suivante. Jean Hus, attaché au fatal po-teau, vit une vieille femme apportant, aussi elle,son petit fagot pour grossir son bûcher; il s’écria,sans s’éinouvoir : « oh sanctci simplicitas ! » C’étaitune leçon de tolérance donnée à ses bourreaux,leçon d’autant plus sévère qu’elle était plus chré-tienne; l’histoire l’a conservée.

11 y a dans l’enclos où se consomma son sup-plice, un verger, ou plutôt une forêt de magni-liques arbres fruitiers qui porte le nom de Paradis,peut-être à cause de sa ressemblance avec l’Eden,ou bien parce que ce fut de là que, par l’intermé-diaire des flammes de son bûcher, le pauvre JeanHus passa dans un séjour meilleur. On cite telpoirier que la beauté et l’abondance de ses fruitsont fait évaluer, dans un acte de partage, jusqu’àla somme de deux mille francs, et qui rapporte,annee commune, un revenu de cent francs.

Il me semble avoir déjà fait mention quelquepart de l’humeur querelleuse des Suisses de l’an-cien temps; en voici un exemple singulier : Aunefête d’arquebuse, qui avait attiré à Constance ungrand concours de gens des divers cantons, il ar-riva qu’un seigneur de la ville, jouant aux cartes