Band 
Premier volume.
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398
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Lu ville de Constance n’est pins ce qu’elle étaitau temps du concile; l’herbe croît dans ses ruesdésertes, et l’on vend, aujourd’hui, une maisonau prix qu’on aurait exigé alors , pour le loyerd’une chambre, pendant une semaine. On m’en acité une, entre autres exemples , qui a été adjugéepour cinquante francs! Il est vrai qu’elle n’avait(ju’une fenêtre de face. L’affluence des émigrésfrançais , à la fin du siècle dernier, avait remontéles affaires des habitans; ces quatre ou cinq millehôtes, quelque peu de dépenses qu’ils pussentfaire individuellement, avaient, en jetant unecertaine masse de numéraire dans la circulation ,mis les bourgeois à même de faire rajeunir ou re-bâtir leurs maisons ; aussi la ville changea-t-elled’aspect dans l’espace de deux ou trois années. Onm’a proposé de me montrer les débris de la char-rette, sur laquelle le malheureux Jean llus futtraîné au supplice , mais je n’ai pas été curieux dela voir, non plus que la salle du concile, qui nem’eût rappelé que des souvenirs dont la religion ,l’humanité et la morale ont également à rougir.Les curieux peuvent consulter, sur cet événement,la lettre d’un témoin oculaire, (le Pog'ge) c’est undes docuinens les plus caractéristiques de celleépoque; elle se trouve, je crois, dans l’ouvrage