Band 
Premier volume.
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de la petite ville municipale, ayant sans cesse àlutter contre des voisins envahisseurs. Les habi-tations nouvelles qui forment le faubourg mar-quent l’époque industrielle $ élégantes, propres,comfortables ,elles font un contraste frappant avecleurs voisines. Ces charmantes demeures, entou-rées pour la plupart de jardins , respirent un sen-timent de bien-être qui ne fait pas pencher la ba-lance en faveur du bon vieux temps. On voit queles négocians et les fabricans de Saint-Gall ne sebornent pas à savoir faire travailler avantageuse-ment leurs capitaux, mais qu’ils possèdent ce quivaut mieux, l’art d’en jouir et de s’en faire hon-neur. C’est un effet étrange que celui que produit,au premier coup d’œil, cette contrée qui est, à lalettre, tapissée de percale et de mousseline qu’onétend sur le gazon pour les faire blanchir. Aussiloin que la vue peut atteindre , tout parait blanc,et l’on dirait qu’il a neigé , par exception, dans levallon spacieux au milieu duquel la ville est si-tuée. Une dame de nia connaissance, en appro-chant de Saint-Gall , fut dupe d’une illusion ana-logue, et demanda quel était donc ce lac qu’elleapercevait à une certaine distance.

L’histoire de l’abbaye de Saint-Gall qui est, aufait, celle de ce canton d’institution récente, et de