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dit pas que la chapelle des princes-abbés ait pro-fité de cette barbarie qui porte bien le cachet du. 12 e siècle.
De même que dans les armoiries de Berne ,l’ours figurait dans l’écusson des abbés de Saint-Gall , et c’est à la légende suivante qu’il a dû cethonneur. Le saint fondateur de l’abbaye qui ,comme on sait, était Irlandais , errant dans cettecontrée, alors sauvage, pour y chercher un lieuoù il pût se livrer en paix à son goût pour la viecontemplative, fit une chute , au milieu d’une fo-rêt , embarrassé dans les broussailles. Il regardacette circonstance comme une indication venued’en haut, et résolut de construire sa cellule sur lelieu même ; en conséquence il s’y arrêta avec sondisciple Hiltibald, et tous deux y prirent leur fru-gal repas, après quoi ils se mirent en prières. Dansce moment, un ours sortit du fourré et commençaà lécher discrètement les miettes de pain qu’ilsavaient laissé tomber; Saint-Gall , sans se déran-ger , ordonna au redoutable animal d’aller cher-cher du bois pour alimenter le feu, ce qu’il fitaussitôt. Lorsque la puissante abbaye eut rem-placé l’humble cellule, on songea à le récompen-ser de sa docilité.
Cette abbaye est la seule qui ait été sécularisée