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lâchait deux énormes dogues aux trousses des pay-sans qui cherchaient à se soustraire à certain péagevexatoire : les habitans de l’Appenzel supportaientimpatiemment ces actes tyranniques et se prépa-raient, par des résistances partielles, à secouer lejoug définitivement. Placés sous l’interdit pour dé-sobéissance envers leur seigneur , ces bonnes gensvinrent une première fois à résipiscence, ne vou-lant pas, disaient-ils, rester sous le chose. Plustard, il est vrai, ils bravèrent cette arme spirituelle;et, peu scrupuleux en matière de liberté de con-science, ils forcèrent leurs curés à leur dire lamesse, en dépit d’un nouvel interdit. Peu à peules résistances devinrent plus vives de leur part,et les prétentions plus exigeantes de la part desabbés. L’un de ceux-ci, Cuno de Stauffen, dit àl’archiduc d’Autriche Frédéric : « Les Rhodesd’Appenzel menacent, si l’on n’y prend garde, dedevenir une seconde Suisse . » Ils vérifièrent cetteprédiction peu de temps après à Amstoss. Une foisaffranchis, ils firent trembler, à leur tour, la no-blesse du voisinage et attaquèrent avec succèsmaints châteaux. La chronique raconte qu’ayant,entr’autres, pris d’assaut un fort, où certain che-valier, connu par ses déprédations, faisait sa rési-dence, ces paysans, dans leur simplicité, négli-I. uj