Band 
Premier volume.
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428
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la cuisine, où je trouvai la bonne dame de Tau-berge qui, à l’aide d’une cuiller de bois, remuaitdans un poêlon, quelque chose sur le feu; c’étaitmon thé ! une trentaine de feuilles valsaient enrond dans l’eau tiède, et se parfumaient de l’a-rôme qui s’échappait de la fumée du bois de sapin.Cette méthode me parut si neuve que je laissaifaire, curieux de savoir ce qui sortirait de là. Uninstant après, la dame y d’un air satisfait, m’ap-porte ce breuvage dans une cafetière ! et avec dulait chaud ! ! toutefois je me résigne, j’avale....j’en frémis encore d’horreur, horresco referais;c’était du thé de Suisse , autrement nommé vul-néraire ! ! !

En voyant celte contrée solitaire et sauvage , etcette modeste bourgade, on a peine à se figurerqu’ils aient pu être témoins de ces révolutions etde ces revers de fortune qui marquent chacunedes pages de l’histoire des républiques anciennes.Et cependant, sur ce coin de terre, de mêmequ’à Rome , les factions ont lutté, triomphé etsuccombé tour-à-tour ; elles ont joué leurs san-glantes tragédies qui ne différaient de celles de lacapitale du monde que par l’exiguité du théâtreet l’obscure condition des acteurs principaux. ARome , on se disputait à qui commanderait à un