Band 
Premier volume.
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<i posez, votre chapeau et votre fouet sur cettetable , et dites-moi votre affaire. » J’en avais bienune, moi, sur laquelle je voulais consulter monhôte, mais il n’eut pas besoin, pour celle-là, derevêtir sa mine officielle. J’avais bonne envie demonter au sommet du Sentis, la plus haute mon-tagne du canton, d’où l’on jouit, ditÉbel, d’unevue magnifique ; mais il m’en dissuada; la courseétait pénible et périlleuse.,Un colonel suisse avaitvu tuer par la foudre, l’année précédente, songuide qui marchait à ses côtés, et lui-même, gra-vement atteint, avait eu peine à sauver sa vie; illui avait fallu se traîner péniblement au traversdes neiges et le long d’effrayans précipices pourregagner un chalet où il pût trouver des secours.Je n’étais pas seul, et j’abandonnai mon projetqu’on me présenta comme inexécutable.

J’ai eu un motif de plus d’apprécier la justessedu mot de Bodmer, au sujet des raffinemens de lacivilisation qui ont tant de peine à s’introduiredans ce canton. L’aventure que je vais conter feradresser les cheveux sur la tête de quiconque estdoué, le moins du monde, du sentiment du com-Jort et de l’existence fashionable . J’avais demandédu thé pour mon déjeûner ; impatienté de ne voirrien arriver, ni bouilloire, ni théière, j’entrai dans