Band 
Premier volume.
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île prendre terre en certains endroits, si l’on s’ytrouvait surpris par l’ouragan. Les vents y soufflentavec une régularité que les bateliers connaissent ;j’ai fait deux fois le trajet dans le même jour, et jeme suis assuré que les accidens sont aussi rares surce lac mal famé que sur les autres. La navigationy est fort active, et c’est par ici que se fait le tran-sit des marchandises qui vont d’Italie à Zurich , àBâle et Francfort , par le grand-duché de Bade.Voici un fragment de Benvenuto Cellini , l’écri-vain-ciseleur, qui me paraît mériter les honneursde la citation : « Ce lac est fort dangereux en rai-« son de l’escarpement de ses rives, et la frayeur« me prit dès que je vis ces bateaux étroits, mal« construits et qui n’étaient même pas goudron-« nés. Je ne serais certainement pas entré dans« celui qui nous était destiné, si je n’avais vu« quatre gentilshommes suisses s’embarquer, eux« et leurs chevaux, dans un bateau semblable ;<( mes jeunes compagnons de voyage se refusèrent« obstinément à me suivre. Eh ! poltrons que<( vous êtes, leur criai-je, ne voyez-vous donc pasa avec quelle tranquillité ces gentilshommes nous« ont précédés? Si le lac était plein de vin, peut-h être ne demanderaient-ils pas mieux que de s’y« noyer, mais comme il s’agirait ici d’avaler de