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Premier volume.
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couché depuis long-temps pour nous, dorait lessommités de ces magnifiques montagnes; le calmeet le silence du soir ajoutaient je ne sais quoi desolennel à ce spectacle auquel nous ne pûmes nousarracher, tant qu’une faible lueur éclaira encoreles neiges du Piz-Roseïn, de cette même sommitédont, quelques jours auparavant, nous avions vule revers dans le canton des Grisons ,

L’auberge était pleine; cependant nous eûmesà souper. Quand l’heure de se coucher fut venue,l’aubergiste, n’ayant plus de lit disponible, nousmena dans une maison voisine, de fort bonne ap-parence, comme toutes celles delà vallée; elleappartenait à son frère. On nous y donna unechambre très propre avec de bons lits, des rideauxaux fenêtres, etc. ; mais, en y montant, je sentisune odeur singulière que je crus reconnaître : lachambre, les meubles, tout en était imprégné; jedirais mieux, empesté. Je ne tardai pas à me con-vaincre que j’étais dans une fabrique de ce fro-mage aromatisé dont il a déjà été question. L’odeuren était si forte et si pénétrante que je ne pus dor-mir tranquillement de toute la nuit. Cet incidentme fait revenir à la mémoire un mot plaisant queje tiens d’un spirituelAppenzellois.il voyageait,avec un de ses amis, dans ce canton, à l’époque