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Premier volume.
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au travers des rocs amoncelés, et le bruit sourdde leur chute, qui se mêle aux tintemens de la clo-chette des mulets, est le seul que l’on entende aumilieu de ces immenses solitudes dont l’effet estprofondément mélancolique. Vous n’apercevez deverdure nulle part ; l’horizon, les premiers plans,tout est grisâtre et terne; les sommités de cesmonts sont arrondies, et vous n’avez point ici,pour rompre la monotonie de leurs formes, deces pics élancés dont les lignes hardies se des-sinent si purement sur le ciel. Ce n’est qu’au boutd’une heure de descente qu’on commence à trou-ver quelques traces de végétation qui marquentle passage de la nature morte à la nature animée;enfin on arrive à la région des forêts d’où l’onaperçoit, comme au fond d’un abîme, le villaged’Airolo .

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