Band 
Premier volume.
Seite
466
JPEG-Download
 

— 466 —

fâires, l’autre de s’y conserver. Le Tessinois, cho-qué dê voir la diversité des opinions politiquesrégnant entre ses compatriotes restreinte de lasorte par une distinction qui les rangeait sousdeux drapeaux seulement, se hâta de dire : « Par-« don, messieurs ! mais' vous oubliez, le parti«( Lolli. » C’était le sien. Il ne faut pas omettre dedire pourtant, à la louange de ce canton, que leschangemens apportés à sa constitution, depuisi83o, ont été faits d’après les voies légales, etqu’aucune violence ne les a ni provoqués ni ac-compagnés.

Ce petit pays offre un phénomène unique, jecrois, en Europe ; c’est que la population y a no-tablement diminué depuis la fin du siècle dernier.Avant la révolution, elle était de cent soixantemille habitans, elle n’est que de quatre-vingt-dixmille aujourd’hui : le premier chiffre est peut-être exagéré, mais le second est exact, et le faitde la diminution paraît constant. De 1817 a 1827,cette diminution a été de trois mille âmes environ.L’émigration aurait-elle augmenté? Les travauxagricoles, abandonnés exclusivement aux femmes,les feraient-ils vieillir avant l’àge? C’est ce que je11e suis pas à même de décider. Les paysans, pourla plupart, ne sont point propriétaires ; celte cir-