Band 
Premier volume.
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472
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façade d’un de ces édifices, lorsqu’un domestiquequi vit, à inon air, que j’étais étranger, s’em-pressa de me dire qu’il y avait, dans les salons,quelques capi-d’opéra de Vinci et de Luvini qu’ils’offrit de me faire voir. Je n’étais pas encore faitaux mœurs d’Italie , et, dans ma simplicité, je re-fusai par discrétion, et 'par la crainte de me ren-contrer nez-à-nez avec il signor padrone. Je nesavais pas que la buona-mano donne au voya-geur l’entrée libre partout, et lui confère le droitd 'intrusion chez les particuliers.

Celte ville-ci, par la régularité de ses rues, lenombre de ses édifices et sa population , plus fortedes deux tiers que celles de Locarno et de llellin-zona, méritait certainement de l’emporter sur cesdeux capitales en second ; elle les surpasse égale-ment en richesses, en industrie, en civilisation,en outre elle appartient au district le plus peu-plé et le plus productif du canton; tous ces avan-tages, en créant parmi les habitans plus deloisirs et plus de lumières, doivent assurer àLugano , par la force des choses, une préémi-nence de fait que ses deux rivales ne peuvent luiarracher.

J’ai pris ma part d’un genre de divertissement,passa-tempo , qui est bien du pays, et qui consiste