Band 
Premier volume.
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à se rendre , en bateau , aux cantine (caves) di ca-prino pour y [tasser la soirée «à boire. Creuséesdans la base d’une montagne escarpée, ces caves,qui appartiennent à de riches habitans de Lugano ,ont la propriété de conserver le vin si frais, qu’onle croirait frappé de glace. Au-dessus de la plu-part d’entre elles, sont construites de petites salles,méritant bien, à coup sûr, le nom de vide-bou-teilles, puisqu’une fois arrivé là, on y boit, poury boire encore et n’y finir de boire que lorsque lanuit amène l’heure du départ. Il ne peut, en effet,être question de promenade ou de danse dans unpareil lieu, où il n’y a de plain pied qu’un espacede quelques toises en largeur, et où l’on ne trouve,en fait d’emplaceinens plus vastes, que des celliersbien garnis. On revient, à la nuit tombante, endétonnant des barcarolles auxquelles les ronfle-mens des dormeurs servent de basse-continue. Cepasse-temps ne caractérise-t-il pas bien un peupleami du dolce far niente et des plaisirs faciles quel’équitable nature place à la portée de ces êtressensuels que le défaut de culture empêche de s’enfaire de plus nobles ? Le Turc, majestueusementstupide qui promène, en fumant sa pipe, son re-gard impassible sur l’admirable tableau du Bos-phore, a du moins une altitude et une tète pilto-