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resques, mais on ne peut en dire autant des go-belotteurs des cantine cli capririo-
On voit ici -, dans l’église des franciscains, lechef-d’œuvre de Bernardo Luvini, qui fut élèvede Léonard de Vinci , et sut se montrer digne d’untel maître. C’est une grande fresque représentantla passion dont les traits épisodiques, d’après unehabitude de l’époque, figurent sur les arrière-plans. Cette admirable composition étant du petitnombre de celles qui frappent, «à la fois, les con-naisseurs et les profanes, je me permettrai, pourcette raison , d’en dire ici quelques mots. Il n’estrien de plus poétique et de mieux senti que la ma-nière dont le peintre a envisagé et traité ce sujet,déjà rebattu de son temps. Sans parler de l’habi-leté dont il a fait preuve en groupant, sans con-fusion, ses nombreux personnages et varier leursposes, leurs costumes et leurs airs de tête, je si-gnalerai le rare bonheur, l’art exquis avec lequelil a saisi et indiqué toutes les nuances, tous les di-vers degrés d’expressions , depuis l’indifférencebrutale du soldat romain en faction au pied de lacroix, jusqu’au touchant désespoir de la mère duSauveur; depuis la froide férocité des bourreaux,jusqu’à la joie hypocrite de ce pharisien, venu làtout exprès pour jouir de son triomphe. Quant à