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consacrer quelques lignes à ce fameux site surnom-mé le paradis des Milanais. Je n’ai visité qu’unepetite partie du lac, celle qui s’étend de la villejusqu’à Palanza , et, en le jugeant d’après cet échan-tillon, il me paraît inférieur en beautés naturellesà ceux de Suisse ; mais les élégantes villas italienneset le caractère pittoresque des villages, font excu-ser , je dois le dire, la monotonie de ses rives. Ici,de même qu’à Lugano , la vue est trop resserrée, etles montagnes qui dominent le lac descendent,par une pente trop brusque, dans ses ondes. Ellessont richement garnies de végétation , et offrentd’assez belles lignes, mais on n’a pas d’espace, aufond de cette longue gaine, et il semble qu’on yétouffe. Je me suis rendu, en bateau, à la Plinianaqui n’est qu’un cabaret où l’on vient danser etboire, et où l’étranger peut prendre une idée gé-nérale du bassin de Corne ainsi que de celui deLezzeno et d’Argegna, qui me parait bien plusbeau. On croit, à tort, cette villa bâtie sur l’em-placementde la maison de Pline-le-Jeune , qui pos-sédait, effectivement, sur le lac Larin, une habi-tation qu’il nous décrit longuement, avec la com-plaisante exactitude d’un propriétaire. Ce qui meprouve qu’il y a évidemment erreur dans les ré-cits des cicerone et des faiseurs d’itinéraires, c’est