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Second volume.
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que Pline parle, dans une autre lettre, d’une fon-taine qu’on voit à la Pliniana et que le flux et re-flux périodiques de ses eaux rend fort remar-quable. Il n’eût certes pas manqué de la mention-ner sur son Etat des lieux, si elle eût jailli danssa propre cour.

C’était un beau parleur que ce Pline, ne laissantjamais échapper l’occasion de prononcer un dis-cours , et qui a pris soin de nous conserver , dansses Lettres, tous ceux qu’il a débités ou dû débi-ter. Il était, comme on sait, citoyen de Corne oùil fonda, à ses frais, une école ; bienfait dont iltrouva la récompense , dans l’approbation de soi-même, d’abord , puis , je crois aussi, dans la faci-lité que cela lui donna de placer, tous les ans,deux ou trois petits discours. A cela près qu’ilétait fort riche, il me paraît avoir été le vrai typede l’homme de lettres, se croyant créé et mis aumonde uniquement pour faire des livres et jugerceux d’autrui. Le besoin d’occuper 11 univers de sapersonne, pendant sa vie et après sa mort, percedans tout ce qu’il a écrit; c’était chez lui une vé-ritable manie qu’il voulait voir partager à ses amis:<( effinge aliquidet excude quod sitperpetuo tuum »écrit-il à l’un d’eux. Dans sa lettre vingt-troisième,il supplie Tacite « de ne pas l’oublier dans ses re-