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que pendant quelques mois de la belle saison. Iln’y a rien déplus triste, à mon avis, que ces somp-tueuses demeures, en l’absence de leurs maîtres ;toutes les jalousies en étaient soigneusement fer-mées; un morne silence régnait sous ces portiquesdéserts et dans ces vastes cours, où l’herbe croit detoutes parts, comme si la nature s’efforcait de cou-vrir, de quelque apparence de vie, ces édifices deluxe qui surchargent le sol de leur poids inutile.En parcourant la ville, j’ai remarqué plusieursbeaux bàtimens d’un bon style d’architecture ; lacathédrale est digne d’attention; j’y entrai et j’as-sistai à la messe militaire, pendant laquelle la mu-sique des régimens autrichiens, en garnison àCorne, jouèrent des morceaux d’un bon choix etd’une exécution parfaite. Je me rappelais encoreles soirées musicales que ces messieurs nous don-naient, en plein vent, sur le boulevard de la Ma-deleine, en 1814, et auxquelles je me reprochaisalors d’assister avec trop de plaisir, car c’était nousqui faisions les frais du concert; j’ai trouvé plusdoux de l’entendre aux dépens d’autrui. Les oreillesjouissaient du moins, sans que le sentiment natio-nal eût à souffrir.
En me promenant parles rues, jai été frappéd’une peinture allégorique dont le sens ne me pa-