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Second volume.
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gistres » cüimne dit plaisamment Montaigne .Quoique ses Lettres, trop léchées, et écrites sansabandon, aient été visiblement adressées au pu-blic, elles sont spirituelles, instructives et élégantes,et j’en préfère de beaucoup la lecture à celle desouvrages de son rhéteur d’oncle, Pline l’Ancien ,qui, par sa crédulité de bonne femme, et la pompefastidieuse de son style hérissé d’antithèses, me re-bute au dernier point.

En revenant de la Pliniana, je m’attendais à unbeau soleil couchant, mais le lac de Corne, danscette partie-ci du moins,n’est pas de nature à pro-duire ce genre d’effets de lumière que j’avais ad-mirés ailleurs. Sa position et la configuration de sesmontagnes trop escarpées s’y opposent, bien quependant ma traversée le ciel fût de la plus grandepureté, le soleil se cacha pour nous bien long-temps avant qu’il ne fût couché, et nous ne vîmesrien de remarquable, hormis un bout de la chaînedes Hautes-Alpes dont s’élancaient majestueuse-ment quelques cimes couvertes de neige qui pou-vaient bien être le Mont-Rose et le Mont-Cervin .

Corne est une jolie petite ville tout italienne ,dans laquelle on arrive en traversant un faubourgde palazzi , appartenant à de riches propriétairesde Milan et des environs , qui n’y viennent guères