saint; les voyageurs revenant d’Italie riront de masimplicité.
En parcourant cet immense et curieux vaisseau,j’étais assailli, à chaque pas, par des gens quim’ofFraient leurs services, l’un pour m’accompa-gner sur le dôme , l’autre pour m’introduire dansla sacristie, un troisième pour me donner l’expli-cation des tableaux; en un mot, les marchandspullulaient dans le temple et en profanaient l’au-guste majesté. C’est un vrai fléau pour un voya-geur que ces montreurs de profession; leur fasti-dieux bavardage désenchante tout à mes yeux,et je ne puis ni admirer, ni réfléchir à mon aisequand je vois , planté à mes côtés , un homme quiépie , d’un œil impatient, le moment où il pourram’arracher à mes impressions pour continuer saronde accoutumée et me débiter, d’une voix mo-notonie , ce qu'il a dans son sac au sujet de Yar-ticle suivant. Puisque ces gens m’ont fait si sou-vent pester, il est juste que je m’amuse à leursdépens, en citant une anecdote plaisante qui setrouve consignée dans un ouvrage d’un des plussa vans antiquaires de Rome .
Un Anglais d’un esprit original, visitant la ca-thédrale de Florence , eut l’idée de dire à son cr-éa onc : « Mon ami, je n’entends point le latin;