Band 
Second volume.
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20
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« vous voudrez bien lui offrir nies affectueux coin-« plimens, et lui dire combien je lui sais gré de« m’avoir procuré l’avantage de faire votre con-tt naissance. Là-dessus vous vous confondez en« salutations, et vous rentrez chez vous, un peu« surpris pourtant de cette commission anticipée.

« Le lendemain, tandis que vous êtes sorti, un« laquais apporte pour vous la carte de visite du« comte ou du marquis, et tout est fini par là. »Je dois ajouter que l’auteur de ce tableau, sansdoute peu flatté de l’hospitalité milanaise, étaitun baron autrichien. Cependant j’ai appris depuisqu’il était très difficile à un étranger d’être admisici dans la société sur un pied qui lui permît de lajuger un peu à fond; et c’est une chose toute na-turelle. Il règne en Lombardie, et à Milan plusqu’ailleurs, un esprit de méfiance qu’expliquentassez les relations hostiles établies entre le gou-vernement et les habitans. Les notabilités litté-raires, si abordables en France et en Allemagne ,vivent ici dans la retraite et se bornent à un trèspetit nombre d’intimes; on dit qu’il est presqueimpossible de pénétrer jusqu’à Manzoni ; je ne l’aipas tenté. Il est un homme, un de ceux qui fontje plus d’honneur à l’Italie , dont le nom m’ou-vrirait aujourd’hui la porte des maisons les plus